SUR LE CANAL DE NANTES A BREST

Le creusement de ce canal, voulu par Napoléon pour ravitailler les arsenaux militaires de Brest et de Lorient enserrés dans le blocus anglais, mais aussi pour désenclaver l'intérieur d'une Bretagne pauvre, débute en 1806. Le chantier s’achève en 1842. Le canal à petit gabarit emprunte huit rivières aménagées, reliées par des sections artificielles, pour une longueur de 364 km et un total de 238 écluses. Son point culminant, appelé la tranchée de Glomel, est creusé à la main par des bagnards, des prisonniers de guerre et des paysans locaux, dans la souffrance et la mort.

Pendant toute la seconde moitié du 19ème siècle, le canal assure le transport des céréales, des engrais, du bois, du sable, de la pierre, de l'ardoise et de diverses denrées non périssables. Au 20ème siècle, le chemin de fer concurrence fortement la voie d’eau ce qui en réduit progressivement le trafic. En 1930, la construction du barrage électrique de Guerlédan coupe définitivement la navigation en deux parties, entraînant en peu de temps le déclassement du canal.

le parcours du canal
le parcours du canal

LES RIVIERES INTEGREES AU CANAL


Depuis Nantes, à partir du quai des Tanneurs, le canal utilise successivement l’Erdre, l’Isac, l’Oust, le Blavet, le Doré, le Kergoat, l'Hyères et l’Aulne, avant de rejoindre finalement la rade de Brest à Port-Launay. Seuls quelques petits tronçons artificiels font communiquer les cours d'eau aménagés.


Nantes la première écluse du canal,  quai des Tanneurs
Nantes la première écluse du canal, quai des Tanneurs
la quai des tanneurs
la quai des tanneurs
Sucé-sur-Erdre
Sucé-sur-Erdre
un remorqueur à vapeur hâle un chaland
un remorqueur à vapeur hâle un chaland
Nort sur Erdre, une des rigoles d'alimentation en eau du canal
Nort sur Erdre, une des rigoles d'alimentation en eau du canal
l'aqueduc transportant l'eau de la rigole
l'aqueduc transportant l'eau de la rigole
le port de Nort-sur-Erdre, la minoterie
le port de Nort-sur-Erdre, la minoterie
Héric, le canal
Héric, le canal
A Blain, nous sommes sur l'Isac canalisée.
A Blain, nous sommes sur l'Isac canalisée.
le vieux lavoir sur le canal
le vieux lavoir sur le canal
une péniche sort de l'écluse
une péniche sort de l'écluse
A Saffré, la rompure correspond à la retenue d'eau d'alimentation du canal
A Saffré, la rompure correspond à la retenue d'eau d'alimentation du canal
nous sommes toujours sur l'Isac
nous sommes toujours sur l'Isac
Fégréac
Fégréac
Fégréac, retenue du Bellion
Fégréac, retenue du Bellion
l'écluse de Melneuf à Guenrouet
l'écluse de Melneuf à Guenrouet
le canal à Plessé
le canal à Plessé
L'Oust et la Vilaine sont les pourvoyeurs du canal
L'Oust et la Vilaine sont les pourvoyeurs du canal
le port de Saint-Nicolas-de-Redon
le port de Saint-Nicolas-de-Redon
rassemblement de péniches à l'écluse du port de Saint-Nicolas
rassemblement de péniches à l'écluse du port de Saint-Nicolas

L'ILLE-ET-VILAINE

Redon est un point stratégique. C'est ici, à l'écluse 17 bis, que le canal croise la Vilaine (liaison Manche Océan). Le canal y sera aménagé à grand peine par des prisonniers de guerre espagnols, des insoumis et des bagnards. Plus tard, en 1885, un pont mobile pivotant permettra de faire venir les trains depuis la gare jusqu'au port sur le canal. 

arrivée de Redon, chargement de bois
arrivée de Redon, chargement de bois
Redon, la Vilaine croise le canal de l'Oust
Redon, la Vilaine croise le canal de l'Oust
Redon, une péniche dans les écluses
Redon, une péniche dans les écluses
Redon, le pont tournant du chemin de fer
Redon, le pont tournant du chemin de fer
Sainte-Anne-sur-Vilaine, le Port-de-Roche
Sainte-Anne-sur-Vilaine, le Port-de-Roche
Sainte-Anne, l'île-aux-Pies
Sainte-Anne, l'île-aux-Pies
Saint-Martin-sur-Oust, Rieux
Saint-Martin-sur-Oust, Rieux
Saint-Martin, la tannerie sur la canal
Saint-Martin, la tannerie sur la canal

LE MORBIHAN

Sur l'Oust, le port de Peillac
Sur l'Oust, le port de Peillac
sortie de Peillac, le canal et le chemin de halage
sortie de Peillac, le canal et le chemin de halage
Saint-Gongard, un chaland arrimé à la berge
Saint-Gongard, un chaland arrimé à la berge
Malestroit, maison éclusière
Malestroit, maison éclusière
écluse à Malestroit
écluse à Malestroit
Josselin, l'arrivée
Josselin, l'arrivée
le port de Josselin
le port de Josselin
Josselin, l'écluse du port
Josselin, l'écluse du port
Rohan, l'écluse du port, le déversoir
Rohan, l'écluse du port, le déversoir
l'écluse de Rohan
l'écluse de Rohan
le port de Rohan, nous sommes toujours sur l'Oust
le port de Rohan, nous sommes toujours sur l'Oust
le port de Pontivy
le port de Pontivy
l'écluse
l'écluse
Pontivy, le Pont Neuf
Pontivy, le Pont Neuf
Saint-Gérand, une péniche entre dans l'écluse
Saint-Gérand, une péniche entre dans l'écluse
le barrage de Bosméléac et la rigole d'Ilvern, longue de 60 km, une des principales sources d'alimentation en eau du canal, 10 ans de travaux
le barrage de Bosméléac et la rigole d'Ilvern, longue de 60 km, une des principales sources d'alimentation en eau du canal, 10 ans de travaux
Gueltas, l'écluse
Gueltas, l'écluse

LES CÔTES-D'ARMOR

Nous arrivons dans la partie du canal qui a nécessité le plus de travaux et de temps. A la ligne de partage des eaux du Blavet et de l'Aulne, le point culminant est la célèbre tranchée de Glomel de dimensions gigantesques (3 km de long, plus de 100 m de large et 23 m de profondeur), creusée à la main dans la roche et l'argile pendant plus de dix ans par des forçats du bagne, dans des conditions extrêmement difficiles. De nombreux étangs et ruisseaux alimentent le canal à cet endroit par des rigoles, et un nombre d'écluses très rapprochées permettent d'atténuer le dénivelé.

Laniscat barrage
Laniscat barrage
le canal à Mûr avant le barrage
le canal à Mûr avant le barrage
les écluses du canal avant le barrage
les écluses du canal avant le barrage
la construction du barrage de Guerlédan
la construction du barrage de Guerlédan
1928 la construction du barrage de Guerlédan
1928 la construction du barrage de Guerlédan
La retenue d'eau du barrage de Guerlédan, le canal et les écluses sont sous les eaux
La retenue d'eau du barrage de Guerlédan, le canal et les écluses sont sous les eaux
Bon Repos, à gauche l'écluse
Bon Repos, à gauche l'écluse
Bon Repos
Bon Repos
Bon Repos
Bon Repos
Gouarec le Bonnet Rouge
Gouarec le Bonnet Rouge
le port de Gouarec
le port de Gouarec
Glomel, la tranchée des bagnards. Le point culminant du canal
Glomel, la tranchée des bagnards. Le point culminant du canal
Glomel, la tranchée des bagnards.
Glomel, la tranchée des bagnards.
le pont de la tranchée
le pont de la tranchée
Rostrenen
Rostrenen
Rostrenen, le virage du canal
Rostrenen, le virage du canal

LE FINISTERE

l'Aulne avant Landeleau
l'Aulne avant Landeleau
Landeleau
Landeleau
le port de Spezet Landeleau
le port de Spezet Landeleau
arrivée de Carhaix
arrivée de Carhaix
le port de Carhaix et la gare
le port de Carhaix et la gare
le confluent de l'Hyère et du vanal
le confluent de l'Hyère et du vanal
Châteauneuf-du-Faou
Châteauneuf-du-Faou
Châteauneuf, écluse de la Risernie
Châteauneuf, écluse de la Risernie
l'écluse et le déversoir
l'écluse et le déversoir
Pleyben, le port
Pleyben, le port
Chateaulin, l'Aulne
Chateaulin, l'Aulne
Port-Launay, dernier port du canal
Port-Launay, dernier port du canal
l'écluse maritime de Port-Launay, au delà c'est la rade de Brest et la mer
l'écluse maritime de Port-Launay, au delà c'est la rade de Brest et la mer

Notre voyage sur le canal s'achève après un trajet de près de 400 km à la vitesse moyenne de 2 kilomètres à l'heure.

Le déplacement des péniches fut pendant longtemps dû à la seule force humaine. Hommes et femmes s'attelaient avec une large ceinture de toile ou de cuir, la bricole, reliée au chaland par une longue corde. Ils pouvaient ainsi parcourir une quinzaine de kilomètres par jour. Puis la traction animale se généralisa afin de pouvoir déplacer des charges de plus en plus lourdes. 

Au début du XXème siècle, apparaissent des tracteurs et, dans les années 1930, on trouve de plus en plus de péniches automotrices à moteur diesel avec, en complément une voile gréée sur un mât rabattable. Dans les années 1950, de petits remorqueurs ou des pousseurs permettent de déplacer en même temps plusieurs barges sans moteur. Ci-dessous, sur quelques cartes anciennes, on peut voir ces différents moyens de déplacement.

Créez votre site web gratuitement ! Ce site internet a été réalisé avec Webnode. Créez le votre gratuitement aujourd'hui ! Commencer